Valéry Giscard d’Estaing Président de la République

« Le pluralisme du pouvoir garantit la liberté. Celle-ci ne doit pas être l’anarchie, pas plus que la diffusion du pouvoir ne doit conduire à l’impuissance. Le progrès démocratique ne débouche pas sur le désordre, mais sur un équilibre supérieur : celui de l’ordre dans la liberté et la responsabilité. »

Démocratie française, 1976

Affiche de 1974 de Valéry Giscard d’Estaing en campagne électorale Campagne de 1974

Affiche de 1981 de Valéry Giscard d’Estaing en campagne électorale Campagne de 1981

Valéry Giscard d’Estaing

Un centriste réformateur à l’Elysée

Né en Allemagne en 1926 à Coblence, pendant l’occupation française de la Rhénanie, mais Auvergnat pur souche, Valery Giscard d’Estaing, il est étudiant pendant la guerre, s’engage à la Libération, décoré de la croix de guerre à 18 ans et commence une carrière administrative à sa sortie de l’X et de l’ENA. En 1952, cet inspecteur de finances entre en politique au cabinet d’Edgar Faure puis d’Antoine Pinay. En 1956, il est élu député du Puy-de-Dôme et entame une carrière rapide qui le voit Ministre des Finances de Gouvernement Pompidou en 1962. Evincé en 1965, il se rabat sur la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

Siégeant comme indépendant, il critique « l’exercice solitaire du pouvoir du Général de Gaulle. Lors du référendum de 1969 il appelle à voter non précipitant le départ du vieux général. Après avoir fait campagne pour Pompidou, il en deviendra le Ministre des Finances sous Chaban-Delmas puis Messmer.

A la mort de George Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing se porte candidat à la magistrature suprême avec un discours centriste et réformateur. En 1974, au 1er tour, il l’emporte à droite sur Chaban-Delmas et Royer, grâce au soutien de Jacques Chirac qui fait basculer les Gaullistes, et au deuxième tour de justesse face à François Mitterrand.

Souhaitant gouverner avec son premier ministre, il nomme Jacques Chirac premier ministre et lance son programme de réformes visant à faire de la France, « une société libérale avancée ». Sont ainsi lancés de nombreuses réformes en faveur des jeunes et des femmes.

A l’été 1976, la Ve République connait la première crise opposant un président à son premier ministre. Jacques Chirac présente sa démission et est remplacé par un universitaire respecté, Raymond Barre, avec un programme de stabilisation de l’économie. C’est la première fois alors que le gouvernement n’est pas dirigé par un Gaulliste.

Pourtant victorieux aux législatives de 1978, Il est finalement battu à la présidentielle de 1981 par un François Mitterrand qui a enfin réussi l’union de la gauche et un Jacques Chirac qui depuis sa démission ne souhaitait que la perte de Valéry Giscard d’Estaing. Sur le perron de l’Elysée au moment de la passation de pouvoirs il déclare : « Il y a sept ans, vous m’avez confié la France, la paix, la liberté, les institutions ; je vous les rends intactes. »

Trop jeune pour renoncer à la politique, il est réélu député en 1984, président de l’UDF en 1988. Il renonce à la présidentielle de 1988 et s’engage dans la politique européenne après l’élection européenne de 1989. Il sera l’initiateur du projet de Constitution européenne qui finalement n’aboutira pas. En 2003, il quitte également la présidence de la région Auvergne et décide de renoncer à la vie politique active. Il siège toujours au Conseil constitutionnel.

Dates clés du mandat de Valéry Giscard d’Estaing

Présidents
de la Ve République

Plantu caricature Valéry Giscard d’Estaing